Régis RABOT

Associé

Méthode à la une

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Publié le 20/07/2020

Banque de détail : Définition, fonctionnement, quelle vision post Covid-19 ?

Qu’est-ce qu’une banque de détail ?

La banque de détail, également appelée banque commerciale ou banque de réseau, est un établissement financier qui se concentre principalement sur les services aux particuliers, aux professionnels et aux petites et moyennes entreprises. Elle offre une gamme de produits et services financiers, notamment des comptes courants, des prêts, des cartes de crédit et des produits d’épargne. La banque de détail est l’un des piliers du système bancaire, jouant un rôle crucial dans le financement de l’économie en réinjectant les dépôts de ses clients sous forme de crédits.

Quel est le fonctionnement d’une banque de détail ?

Le fonctionnement d’une banque de détail repose sur trois activités principales : la collecte de dépôts, la fourniture de moyens de paiement et l’octroi de crédits. Les dépôts des clients sont utilisés pour financer des prêts à d’autres clients, générant ainsi des revenus pour la banque sous forme d’intérêts. Les banques de détail offrent également une variété de services de paiement, tels que les virements, les chèques et les cartes de crédit. En outre, elles jouent un rôle important dans la gestion des risques financiers, en veillant à maintenir un équilibre entre leurs actifs (prêts) et leurs passifs (dépôts).

Les activités d’une banque de détail

Les activités d’une banque de détail sont diverses et variées. Elles comprennent la gestion des comptes courants et d’épargne, l’octroi de prêts personnels et immobiliers, la fourniture de cartes de crédit et de débit, et la prestation de services d’investissement. De plus, les banques de détail offrent souvent des services financiers spécialisés, tels que les prêts aux petites entreprises, les services de gestion de patrimoine et les assurances. Avec l’avènement de la technologie numérique, les banques de détail évoluent également vers la fourniture de services bancaires en ligne et mobiles, offrant aux clients un accès facile et pratique à leurs comptes et à leurs services financiers.

Vision post Covid-19 des banques de détail

Demande

Vision globale : une bonne résilience des revenus dans le contexte du confinement et des mesures de distanciation sociale, notamment grâce à l’importance de l’effet stock dans les revenus bancaires. Une évolution générale du secteur qui sera très dépendante de l’évolution de la conjoncture, à la fois sur les marchés Particuliers et Entreprises.
• Marché des particuliers : une activité de crédit très fortement impactée par le confinement et la forte chute de la consommation des ménages (arrêt quasi-total des transactions). Un consensus de marché qui semble s’orienter vers une baisse limitée du marché immobilier en 2020 et une reprise progressive de la consommation de biens des ménages. Une très forte hausse de l’épargne de précaution est d’ores-et-déjà constatée
• Marché des entreprises : des acteurs bancaires fortement sollicités par les entreprises dans le cadre du confinement avec une hausse visible des encours de crédit. Des enjeux importants pour la maitrise du risque de défaut, proportionnelle à l’exposition aux secteurs économiques les plus touchés.

Offre

• Des résultats T1 montrant une relative robustesse de l’ensemble des acteurs bancaires français. Des exercices 2020 & 2021 qui devraient être fortement impactés par la hausse des coûts du risque pour l’ensemble des acteurs. Des annonces à venir pour la maitrise des coûts et des grands ratios de solvabilité.
• Des divergences de performance pourraient se matérialiser entre les acteurs en fonction de l’exposition aux secteurs et aux géographies les plus touchés mais le secteur ne devrait pas connaitre de restructuration majeure.

Réglementation

La crise a entraîné un assouplissement des normes prudentielles applicables aux établissements bancaires et un report de la mise en place de nouvelles normes (réforme Bâle III). Toutefois, ces mesures prises à titre temporaire ne devraient pas entraîner d’inflexion notable sur les tendances de long terme. Une nécessité de poursuivre les travaux de mise en conformité à moindre coût.

Technologie

Des tendances digitales qui bénéficient de la crise actuelle et qui militent pour une accélération de la digitalisation du volet distributif. Par ailleurs, les pressions accrues sur les frais vont également peser en faveur d’une accélération de la digitalisation sur les autres briques de la chaine de valeur : Cloudification des infrastructures, digitalisation des processus de bout-en-bout, utilisation de la donnée… Les tendances dans l’univers des paiements vont également s’accentuer : hausse des achats en ligne et des paiements sans contact.

Actions

A. Dégager des synergies en mettant en place des modèles industriels multi-marques au sein des grands groupes bancaires.
Les acteurs bancaires français sont multi-marques et multi-lignes métiers. Aujourd’hui, les schémas de collaboration entre ces marques et ces lignes métiers demeurent souvent peu développés, que ce soit sur le plan commercial ou opérationnel. Les opportunités de synergies et de modèles industriels fortement mutualisés entre les différentes marques et lignes métiers restent encore largement à exploiter. L’Open Banking offre en outre des opportunités de collaboration nouvelles entre les différents acteurs d’un groupe bancaire et avec le reste de l’écosystème (autres acteurs bancaires et partenaires de distribution).

B. Accélérer sur l’ensemble des chantiers de transformation digitale, Front-to-Back
Le digital ressort largement renforcé de cette crise, à la fois comme moyen de contournement des contraintes et comme levier d’efficacité opérationnelle et de gains de productivité. Le digital représente un levier d’action incontournable à la fois pour faciliter les ventes (digitalisation des offres produits et de la distribution) et réduire les coûts (digitalisation des BO, automatisation, cloudification des infrastructures…). Une priorisation de ces initiatives doit être construite sur la base de critères de contribution à la résilience du Business Model.

 

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